La Philosophie a-t-elle sa place face à l'urgence humanitaire ?

  Stonfield Team Acting a vu le jour il y a peu de temps, leurs fondateurs ce sont posé la question du sens du Charity Business, qui consiste ici a aider des grands groupes à fédérer leurs équipes autour de projet de solidarité.
Solidarité ok, mais au final pour les bénéfices du grand groupe. Est-ce un problème ? C'est la question à laquelle répond Stéphane Menoret.


Je viens de passer la journée dans les bidonvilles de cette agglomération avec les personnes s’occupant du suivi médical et de la scolarisation des enfants défavorisés (doux euphémisme). Curieusement mes doutes ont immédiatement disparu. Ne pas venir en aide, aussi faiblement soit-il, à ces gosses, pour des raisons philosophiques traitant de l’opportunisme qui pourrait soutendre notre action, poursuivre un débat de haute volée intellectuelle quand ils vous opposent de simples questions de survie, sont des concepts qui soudain deviennent terriblement lointains. Ce genre de confrontation directe simplifie souvent bien les choses.
Je partage assez cet avis, j'emettrais juste un bémol. Il convient de s'assurer que les activités du dit groupe ne sont pas en l'occurence responsable (même très partiellement) des problèmes que l'on traite. Je lisais ainsi récemment l'histoire d'un torrefacteur qui avait assuré un super revenu sur le café bio d'une coopérative, (la démarche du commerce équitable) en échange d'un tarif ultra sérré sur les produits non bio. hum hum....




Mise à jour : Jeudi 20 Novembre 2008, 13:07
olivier le 17.09.07 à 10:29 dans Des projets sur la terre.
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Commentaires

Charity Business

Je partage ton bémol... Il existe un risque, effectivement.

Ceci étant, dans le cas de Stonfield Team Acting, nous allons suivre deux préceptes :

- Nous ne sommes pas des juges, mais essayons juste d'avoir une action positive (de la taille d'une goutte d'eau par rapport à l'océan de besoins) et le plus légitime, pour nous, est de l'adosser à nos activités car c'est là que nous sommes les plus forts, donc les plus efficaces.

- Si nous devions tomber sur un groupe, qui a contribué au mal qu'il essaye de réparer, devrions-nous dire non ? Si demain, Total nous propose de monter une action visant à nettoyer les plages que nous avons encore tous en mémoire, devons-nous refuser ? Honêtement, je ne crois pas... Au moins, nous nettoyerons les plages.

Concernant le cas que tu évoques, bien évidemment, il ne porte pas à discussion... mais bon, pour Stonfield, nous n'en sommes pas encore là :-)

Pierre-Olivier - 20.09.07 à 19:33 - # - Répondre -

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